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6 février 2013

Le jeune de banlieue : un jeune différent

 

De retour après une deux semaines d’absence ! J’aborde aujourd’hui dans cette article l’un des points phare de notre sujet de TPE : le jeune de banlieue.  Ce dernier, perçu de façon négative par la majorité des Français (57% tout de même!) porte une image démesurément stigmatisée de par les multiples clichés qu’elle possède. Mais pourquoi une telle image de ce jeune et à travers quels moyens s’est elle mise en place ?

Dans un premier temps, cette vision du jeune issue de la banlieue a été fortement dégradé à la suite des émeutes de 2005 mais plus largement depuis les violences urbaines des années 90, comme celle de Lyon à La Duchère. Un climat de tensions entre ces jeunes et les forces de police s’instaure alors progressivement. Il nous apparaît dans des films tels que La Haine de Mathieu Kassovitz en 1995, véritable  chef d’oeuvre cinématographique très représentatif de la banlieue dans les années 90. De plus, la presse quant à elle joue un rôle essentiel dans cette perception du jeune de la banlieue. En effet, par le biais d’une médiatisation excessive et inappropriée une peur de ces jeunes issus de quartiers populaires s’est développé massivement.  Le stéréotype du jeune portant la casquette et s’adressant à vous avec ces expressions comme « wesh » s’est donc imposé dans les esprits des Français et ce par manque de considération envers ces jeunes qui ne sont pas tous identiques.

La politique se doit donc de jouer un rôle primordial pour ces jeunes qui pour prêt de 44% sont au chômage et qui a fortiori se retrouvent victimes de discrimination dès l’embauche. Une réussite sociale défavorable et une marginalisation de ces jeunes les caractérisent donc fortement ce qui fait aujourd’hui  l’objet d’enjeux majeurs de la part de la politique gouvernementale actuelle.

Prochain article en ligne très prochainement! N’hésitez pas à commentez afin de donner vos avis ;)

P.S. : ci-joint le lien de l’article m’ayant permis de rédiger cet article (très intéressant d’ailleurs) : http://www.saphirnews.com/Les-jeunes-de-banlieue-les-mal-aimes-de-la-France_a14406.html

Par Myriam le 6 février, 2013 dans Présentation
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23 janvier 2013

La banlieue ça date pas d’hier

 

Semaine encore chargée pour moi : entre révisions, mise en page du TPE… (et bataille de neige je l’avoue). Mais me voici de retour pour un article qui traite notre première partie de TPE. Comme dit précédemment, dans l’article portant sur la problématique, cette première partie portera sur une présentation de la banlieue dans son sens historique mais aussi sur le corps social qui l’entoure et les problèmes qui s’y relient.

Tout d’abord l’histoire du mot « banlieue »… Ce mot existe depuis le Moyen-Age (oui ça fait un bout de temps, je sais). A cette époque-là, il définissait le droit de ban dont profitaient les seigneurs les plus chanceux qui habitaient à une lieue (environ 4 km) de la ville. Les habitants se trouvaient alors sous la juridiction de la ville qu’entourait cette banlieue. Elle représentait donc dès le XIIème siècle un endroit cernant une ville. Puis au fil des siècles, le terme s’est forgé une connotation de plus en plus péjorative. Et on trouve dans Les Misérables, de Victor Hugo, ce mépris envers la banlieue dans une chanson du petit parisien Gavroche, fils des Thénardier :

« On est laid à Nanterre,
C’est la faute à Voltaire,
Et bête à Palaiseau,
C’est la faute à Rousseau. ».

Drôle de conception des habitants de la banlieue au XIXème, non ? L’apparition du mot « banlieusard » dès 1889, renforce l’aspect dépréciatif que renvoyait ces populations vivant en banlieue : jugés arriérés et même, attardés! C’est au début de ce siècle que l’espace de la banlieue désignait les quartiers populaires se trouvant en périphérie des villes. Nous avons aujourd’hui conservé le sens de ce mot et c’est après 1950 que l’on a observé une évolution de ce lieu.

Effectivement, avec la constructions des « grands ensembles » (ou « T-6″ pour le rappeur Menelik) et la période de prospérité dans laquelle baignait la France durant les Trente Glorieuses, ère de plein emploi, la banlieue connait un véritable essor. Le choc pétrolier de 1973 marque la fin de cette ascension sociale et économique pour laisser place à un fléau auquel elle ne s’attendait pas : le chômage. La France passe alors la barre du million de chômeurs en 1976 et une remise en question se fait quant aux constructions de ces « cités ». Pas d’animation ou même de petits commerces : elles se sont réduites à de simples « cités-dortoirs ». L’édification de celles-ci a été si rapide et s’est faite dans une logique de développement si productiviste qu’elles sont finalement devenues des immeubles sans visages et sans réelle justification économique…

Voilà pour ce quatrième article, les prochains articles s’intéresseront aux les populations vivant en banlieue, notamment les jeunes, aux problèmes qu’ils connaissent et à la médiatisation de leurs faits toujours dans le cadre de notre TPE. Bonne fin de semaine à vous, courage à ceux qui sont en période de bacs blancs (mon cas la semaine prochaine…). Prochain article posté dès que possible!

Par Myriam le 23 janvier, 2013 dans Rentrons dans le vif du sujet
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